P.V. Réunion du 13 Septembre 2011 au Conseil Général du Morbihan
samedi 8 octobre 2011, par Admin

P.V. Réunion du 13 Septembre 2011 au Conseil Général du Morbihan à 11.30.

Etaient présents :
- Joseph Brohan, Président de la Commission "Infrastructures, équipement du territoire, environnement et mobilité",
- Denise Guillaume, Conseillère Générale du Canton de Groix,
- Un collaborateur des deux sus-nommés,
- Pour le COCIG : Guénaël Le Gras, Christian Guyomar, Régis Leclercq et Anita Ménard,

Guénaël remet à M. Brohan le "paquet" des pétitions récoltées par le COCIG qui rassemble 2382 signatures. Première réaction de Denise Guillaume, sourire en coin : les signatures sont nombreuses, mais vous avez fait cela pendant l’été, il n’y a pas que des Groisillons qui ont signé . Réplique immédiate d’Anita : les nouveaux horaires ont été annoncés le 23 Juin et notre pétition a été lancée le 4 Juillet, on ne pouvait la faire en hiver ! ; par ailleurs, les pétitions étaient à disposition sur Groix, cela prouve que les Groisillons ne sont pas les seuls utilisateurs du bateau.
Guéna embraye immédiatement, appuyé par Christian, en soulignant le courant de sympathie qui a accompagné l’initiative du COCIG et met l’accent sur le peu de considération dont se plaignent les Groisillons dès lors qu’on leur parle de la liaison maritime entre Groix et Lorient. Il reprend, un à un les arguments figurant dans la pétition et renouvelle notre exigence de la mise en service de deux bateaux pendant l’hiver.

M. Brohan conteste tout d’abord le chiffre de "5 emplois perdus sur 6 mois", cherchant à savoir d’où venait ce chiffre . De source syndicale, rétorque Guéna qui précise qu’il ne s’agit pas d’emplois permanents, mais d’emplois saisonniers. Un premier échange s’instaure sur cette question de l’incidence sur l’emploi auquel M. Brohan semble attacher une importance particulière (il a longtemps été membre du Conseil des Prud’hommes) et convenant que, même si cela relevait de la responsabilité du délégataire, le Conseil Général, en tant qu’autorité organisatrice ne pouvait s’en désintéresser. M. Brohan ayant affirmé qu’on se devait d’être prudent en la matière, le collaborateur des élus avance que l’organisation par Océane de la gestion du personnel naviguant est telle que l’utilisation d’un seul bateau sur la ligne ne se traduit pas nécessairement par une perte d’emplois. Dans la foulée, M. Brohan affirme ensuite qu’ il est "hors de question" d’ajouter un deuxième bateau et qu’ Océane est dans son droit et respecte les obligations qui lui sont fixées par la Délégation de Service Public : "aucune rotation n’a été enlevée" souligne t-il, la seule obligation fixée par la DSP est celle de 5 rotations quotidiennes dans chaque sens. Les effets de l’utilisation d’un seul bateau sur l’organisation des horaires ont par ailleurs été pris en compte.

A ce moment, Denise Guillaume prend le relais. Elle indique que les nouveaux horaires annoncés en Juin n’avaient pas soulevé d’objections et que ce n’est qu’après la réunion que, à l’initiative des uns et des autres, des critiques sont apparues. Tenant compte de ces objections, Océane a lancé une enquête auprès des usagers utilisant quotidiennement la ligne, afin de recueillir leur réaction à une proposition alternative , s’agissant des horaires, faisant partir le bateau 10 minutes avant le matin (départ à 6h50 de Groix au lieu de 7h et à 8h05 de Lorient au lieu de 8h15).
Les résultats de cette enquête sont les suivants :
. sur 14 usagers de Groix interrogés, 11 réponses ont été recueillies : 6 sont opposés, 5 sont indifférents ;
. sur 26 usagers de Lorient interrogés, 13 ont répondu : 1 est opposé, 6 sont d’accord, 7 sont indifférents.
Au vu de ces réponses et s’obligeant à une « égalité de traitement » des salariés de Groix et de Lorient, Océane va annoncer cette nouvelle grille horaire . Cette approche de l’ « égalité de traitement » appelle de notre part une objection majeure car pour un insulaire, des difficultés de transport peuvent conduire à l’obligation de quitter l’île et s’installer sur le continent . _ Une véritable égalité serait la même heure de départ de Groix et de Lorient.

Guéna prend acte de la position affirmée par le Conseil Général et rappelle la position de fond du COCIG sur la nécessité des deux bateaux ; il annonce que pour le COCIG, le combat continue et que des initiatives seront prises en direction d’Océane. Par ailleurs, il demande que le COCIG soit associé aux instances de concertation. Cette demande est accueillie favorablement par M. Brohan qui indique que la même disposition a été adoptée avec l’association des commerçants de Groix .

A propos de l ’avenir de la liaison maritime Groix-Lorient, M. Brohan a fait référence à 2014, échéance de la DSP actuelle, émettant l’hypothèse qu’une autre autorité organisatrice (Cap Lorient ?) puisse intervenir. A propos de la construction d’un deuxième bateau, il indique que les études ne font que commencer et qu’il n’est pas question de refaire un " Ile de Groix " . Il indique que des propositions de travaux ont été faites à la Municipalité de Groix pour faciliter la manoeuvre et le stationnement de l’ « Ile de Groix » dans le port de Groix, mais que celle-ci s’y est opposée parce que cela conduisait à supprimer, l’hiver, des corps morts destinés aux bateaux de plaisance.

A notre demande, le Conseil Général nous rendra destinataire de l’enregistrement de la Commission des horaires et des statistiques relatives à la fréquentation de la liaison Groix-Lorient (passagers et véhicules).